La dysplasie du coude

 

 

Définition La dysplasie du coude est une anomalie de développement de l’articulation du coude responsable d'arthrose plus ou moins invalidante. L'articulation du coude est assez complexe, elle fait l'union entre 3 os : le radius et l'ulna d'une part avec l'humérus d'autre part. Une anomalie de développement sur l'un de ces os interrompt la continuité dans les surfaces articulaires qui ne glissent plus alors correctement les unes sur les autres.

Il y a 4 affections qui entraînent cette dysplasie :

- L'incongruence articulaire

- La non-union du processus anconné

- La fragmentation du processus coronoïde

- L'ostéochondrite disséquante du coude

 

Diagnostic - Dépistage :

- le chiot boite d'un antérieur ou bien il refuse l'exercice. Lorsqu'il est assis il place l'antérieur atteint en "rotation externe" c'est à dire qu'il tourne le poignet vers l'extérieur.

- La palpation de l'articulation est douloureuse

- Une radio doit être faite par votre vétérinaire dès 15 mois (ou plus tôt si un problème surgit avant bien sûr) selon le protocole du club de race.

- La lecture doit être faite par le lecteur officiel du club de race. La notation sera faite selon la grille suivante :

Notation

Etat des coudes

0

Absence de dysplasie radiologiquement visible

SL

Stade Limite

1

Dysplasie légère

2

Dysplasie moyenne

3

Dysplasie sévère

Pour l'instant, le club de race recommande de ne pas faire reproduire les chiens qui sont 3.

 

Héritabilité : Tout comme la dysplasie de la hanche, on pense qu'il s'agit :

- d'une maladie à composante génétique

- qui implique de très nombreux gènes (probablement plus que pour la hanche puisque 3 os sont concernés)

- dont l'expression est influencé par les facteurs extérieurs

Nous avons le même problème que pour les hanches, à savoir que nous ne pouvons restreindre trop notre pool génétique. Le club de race préconise de ne plus faire reproduire les sujets atteint au stade 3 ; il est de la responsabilité de l'éleveur de faire attention à ses mariages et de doser les risques pris. Mais il est encore et toujours de la responsabilité du propriétaire de l'animal de ne pas le laisser sous l'action de facteurs aggravants.

Il est donc impératif de faire très attention et de limiter ou mieux d'éliminer les facteurs aggravants du côté du propriétaire du chien.

 

Facteurs aggravants : Les mêmes que pour la dysplasie de la hanche :

- le surpoids (en très grande partie responsable. Donc toujours vérifier qu'on sent bien les côtelettes et ne pas se laisser attendrir par le regard implorant)

- Une complémentation minérale excessive

- l'exercice excessif (5 minutes de promenade par mois d'âge acquis)

- les sauts à répétition

- les montées et descentes d'escalier à répétition (porter ou prévoir un plan incliné pour les escaliers ou la voiture lors de sa croissance surtout)

- les dérapages

- la pratique de l'agility avant la fin de la croissance (environ 18 mois – deux ans)

 

Traitements : Si l'entretient d'une bonne musculature et la prise de chondro-protecteurs ne suffit pas, il sera chirurgical. Votre vétérinaire vous orientera vers un spécialiste s'il ne pratique pas ce genre d'intervention assez pointue maintenant usuellement effectuée sous arthroscopie (beaucoup moins invasive).