La dysplasie de la hanche

 

 

Définition La dysplasie de la hanche est une anomalie de développement de l’articulation de la hanche. La tête du fémur n'est alors plus "adaptée" à l'acétabule qui est sensé la recevoir. Le fonctionnement normal de l'articulation est perturbé, les surfaces osseuses recouvertes de cartilage ne glissent plus correctement l'une sur l'autre. Elle est la cause la plus importante d’arthrose de la hanche chez le chien. 

Voici quelques schémas et/ou radios :

http://www.medvet.umontreal.ca/portail/contenuInterne/dysplasie/Images/figure_4_.htm

http://www.medvet.umontreal.ca/portail/contenuInterne/dysplasie/Images/figure_7b.htm

http://www.medvet.umontreal.ca/portail/contenuInterne/dysplasie/Images/figure_1.htm

 

  Diagnostic - Dépistage :

- Le chiot boite, a du mal à se lever, il galope ou monte les marches en lapin (lève les deux postérieurs ensembles), le vétérinaire trouve une anomalie à la manipulation des hanches.

- Une radio doit être faite par votre vétérinaire dès 15 mois (ou plus tôt si un problème surgit avant bien sûr) selon le protocole du club de race.

- La lecture doit être faite par le lecteur officiel du club de race. La notation sera faite selon la grille suivante :

Notation

Etat de la hanche

A

Aucun signe de dysplasie

B

Stade intermédiaire

C

Dysplasie légère (stade 1)

D

Dysplasie moyenne (stade 2)

E

Dysplasie grave (stade 3 et 4)

Chez le bernois, seuls les chiens A, B ou C peuvent reproduire (les C devant être mariés à des A issus de A)

 

  Héritabilité : Il est communément admis que la dysplasie de la hanche est :

- une maladie à composante génétique (héréditaire)

- impliquant de très nombreux gènes (polygéniques)

- sous l'influence d'un effet de seuil (il faut que le nombre de gènes exprimés passe un certain seuil pour que le chien exprime une prédisposition génétique à la dysplasie)

- dont l’expression ainsi que la progression sont influencés par des facteurs dits environnementaux.

Nous ne pouvons pas raisonnablement nous limiter uniquement aux reproducteurs A si nous ne voulons pas réduire de façon inconsidérée le "pool génétique" et augmenter les risques liés à une consanguinité trop rapprochée. En nous limitant à des géniteurs A, B ou C, nous limitons les risques d'avoir de nombreux gènes prédisposants à cette dysplasie tout en maintenant une variabilité génétique correcte. Toutefois, l'influence de l'effet de seuil, combiné au nombre élevé de gènes explique la quantité non négligeable de chiens dysplasiques issus de parents sains, par l'existence de chiens A porteurs des gènes non exprimés et l'apparition, lors de certains mariages, d'un cocktail explosif pouvant générer des dysplasies. On comprend ainsi qu'il est quasi impossible d'éliminer cette affection du cheptel.

Il est donc impératif de faire très attention et de limiter ou mieux d'éliminer les facteurs aggravants du côté du propriétaire du chien.

 

  Facteurs aggravants : Il y a plusieurs facteurs qui peuvent aggraver l'état des hanches de votre chien. En tant que maître responsable, il est important que vous fassiez très attention, de façon à limiter les risques pour votre bernois. Dans les facteurs aggravants on trouve :

- le surpoids (en très grande partie responsable. Donc toujours vérifier qu'on sent bien les côtelettes et ne pas se laisser attendrir par le regard implorant)

- Une complémentation minérale excessive

- l'exercice excessif (5 minutes de promenade par mois d'âge acquis)

- les sauts à répétition

- les montées et descentes d'escalier à répétition (porter ou prévoir un plan incliné pour les escaliers ou la voiture lors de sa croissance surtout)

- les dérapages

- la pratique de l'agility avant la fin de la croissance (environ 18 mois – deux ans)

 

  Traitements: Il est variable en fonction de la gravité de l'atteinte et de l'âge du chien. Il peut aller de l'entretient d'une bonne musculature (promenades quotidiennes douces, nages etc.) et prise de chondro-protecteurs jusqu'à une intervention chirurgicale. Votre vétérinaire sera le plus apte à vous en parler.